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GINETTE-URSULE YOMAN

ADMINISTRATRICE DE GRANDES INSTITUTIONS

GINETTE-URSULE YOMAN

ANCIENNE MINISTRE EN CHARGE DE LA BONNE GOUVERNANCE, ADMINISTRATRICE DE GRANDES INSTITUTIONS, ELLE FAIT PARTIE DU CERCLE DES FEMMES QUI BATISSENT DANS LA DUREE

Rigoureuse, ferme, mesurée…

ELLE EST DEVENUE UN MODELE SANS LE CHERCHER

Dans une époque où l'on confond souvent visibilité et influence, Ginette-Ursule Yoman appartient à une autre école. Celle des femmes qui bâtissent dans la durée. Ancienne ministre en charge de la Bonne Gouvernance, administratrice de grandes institutions et pionnière du Centre d'Éducation à Distance de Côte d'Ivoire, elle a traversé plusieurs décennies de vie publique sans jamais céder à l'agitation. Derrière sa discrétion légendaire se dessine le portrait d'une femme de caractère, convaincue que les institutions fortes restent le plus bel héritage qu'une génération puisse transmettre à la suivante.

En pionnière

Lorsqu'elle franchit à nouveau les portes du Centre d'Éducation à Distance de Côte d'Ivoire, en juin 2024, le temps semble suspendre son cours. Les bâtiments ont changé. Les équipements aussi. Les visages se sont renouvelés. Mais dans son regard, une émotion discrète trahit le souvenir des années fondatrices. Car, bien avant que le CED-CI ne devienne une institution reconnue, Ginette-Ursule Yoman faisait partie de ceux qui croyaient déjà à son avenir. Perfectionniste à souhait, elle œuvre avec dévouement à la mise en route en 1999 du Secrétariat National au Renforcement des Capacités, devenu Secrétariat National à la Bonne gouvernance en 2002. Autres faits d’arme, et non des moindres, de l’ancienne Ministre en charge de la Bonne gouvernance :  la conduite des appels à candidatures pour les régies financières en 2000 ; les discussions pour la réforme des médias en 2003/2004 avec les entités du secteur des médias ayant abouti aux lois majeures de 2004 sur le régime juridique de la presse écrite et audiovisuelle ; l’élaboration avec son équipe à la BAD de la 1ère stratégie en matière d’équité de genre et du cadre consolidé du partenariat de la Bad avec la société civile en 2011/2014 sous Donald KABERUKA ; ⁠les conseils stratégiques à des institutions-clé du paysage social et financier ivoirien et africain depuis 2018 jusqu’à ce jour.

Chez elle, les réalisations ne sont jamais des trophées à exposer. Elles sont des graines que l'on sème et dont on accepte parfois de ne voir les fruits que des années plus tard. Depuis toujours, elle avance ainsi : avec méthode, patience et constance.

Son nom rime avec rigueur

Dans le paysage ivoirien, son nom évoque immédiatement la rigueur. Une rigueur qui n'a rien de froid. Elle procède plutôt d'un profond respect pour le travail bien fait, les responsabilités assumées et la parole donnée.

Lorsqu'elle accède aux plus hautes fonctions de l'État, notamment comme ministre en charge de la Bonne Gouvernance, elle porte déjà cette réputation de femme exigeante. Une réputation forgée moins par les ²discours que par la qualité de son engagement. À ceux qui la connaissent, elle apparaît comme une personnalité à la fois ferme et mesurée, qui écoute beaucoup, observe davantage encore et parle rarement pour ne rien dire. Cette retenue lui a souvent donné une longueur d'avance.

                                               Le fil conducteur

Car Ginette-Ursule ²Yoman appartient à une génération de femmes qui ont dû conquérir leur place sans bénéficier des facilités d'aujourd'hui. Elles ont appris à convaincre par la compétence plutôt que par le bruit. C'est sans doute ce qui explique son parcours singulier.

De l'administration publique aux Conseils d'administration de grandes entreprises, des questions de gouvernance aux enjeux de formation et de développement des compétences, elle a toujours privilégié les chantiers de fond. Sa carrière ressemble à un fil conducteur: renforcer les capacités humaines, améliorer les organisations, transmettre les outils nécessaires à la réussite collective. Dans un monde fasciné par la vitesse, elle a choisi la construction. Dans un environnement parfois dominé par les effets d'annonce, elle a préféré la solidité.

Savoir laisser des traces

Cette culture de la durée se retrouve dans chacune de ses responsabilités. Avec comme philosophie : savoir laisser des traces.

Administratrice bancaire, présidente de Conseils d'administration, dirigeante institutionnelle ou ancienne ministre, elle aborde chaque fonction avec la même philosophie : une institution doit être capable de survivre à ceux qui la dirigent. Peut-être, est-ce là sa véritable marque. Au fil des années, Ginette-Ursule Yoman est devenue une référence naturelle lorsqu'il est question de gouvernance, de leadership féminin ou de renforcement des capacités. Sans jamais chercher à incarner un modèle, elle en est devenue un.

Les jeunes femmes qui l'observent aujourd'hui découvrent une trajectoire bâtie sur le mérite, la discipline et la fidélité à certaines valeurs simples : l'effort, l'excellence, le sens du devoir. Pourtant, derrière la responsable publique se devine aussi une femme profondément attachée à l'humain.

Une alliance parfaite entre exigence et bienveillance

Ses proches parlent d'une personnalité attentive, généreuse dans le conseil, toujours prête à accompagner les plus jeunes lorsque la sincérité et le travail sont au rendez-vous. Cette alliance entre exigence et bienveillance explique sans doute la considération dont elle bénéficie encore aujourd'hui. Car Ginette-Ursule Yoman n'a jamais cherché à occuper l'espace. Elle a préféré occuper le temps, le temps long des institutions, le temps long de la transmission.