MARIAM FADIGA FOFANA
Secrétaire exécutive du Comité de Concertation État–Secteur Privé
(CCESP) de Côte d'Ivoire
UNE FEMME A L’ECOUTE DES FEMMES
DANS UNE DYNAMIQUE
D’AMELIORATION CONTINUE DU CLIMAT DES AFFAIRES
HABITUEE A FAIRE DIALOGUER L'ÉTAT, LE SECTEUR PRIVE
ET LA SOCIETE CIVILE, MARIAM FADIGA FOFANA S'IMPOSE AUJOURD'HUI COMME L'UNE DES
NOUVELLES VOIX DU LEADERSHIP FEMININ EN COTE D'IVOIRE
Élue en 2026 première présidente de
la Fédération pour l'inclusion, le réseautage et le développement économique
des femmes (FIRDEF), elle place le collectif, la structuration et
l'autonomisation économique au cœur de son engagement. Habituée à faire dialoguer l'État, le secteur privé et la
société civile, Mariam Fadiga Fofana s'impose aujourd'hui comme l'une des
nouvelles voix du leadership féminin en Côte d'Ivoire
Une culture de la concertation
Son parcours est traversé par une
même conviction : le développement ne peut être durable que lorsqu'il repose
sur le dialogue, la coopération et l'inclusion. Cette culture de la
concertation, elle l'a forgée au sein du Comité de Concertation État-Secteur
Privé (CCESP), où elle exerce les fonctions de Secrétaire exécutive. À ce poste
stratégique, elle participe depuis plusieurs années à rapprocher les attentes
des opérateurs économiques des politiques publiques, dans une logique
d'amélioration continue du climat des affaires.
Sous son impulsion, le dialogue
public-privé ne se résume pas à des rencontres institutionnelles. Il devient un
outil de transformation. Renforcement des capacités des cadres sectoriels,
promotion du leadership managérial, accompagnement des réformes économiques :
autant de chantiers qui traduisent sa volonté de faire du partenariat entre
l'État et le secteur privé un levier de croissance inclusive.
Pour une politique de l’inclusion
Cette même philosophie irrigue
désormais son nouveau mandat. En juin 2026, les représentants de treize
organisations de la société civile engagées dans l'autonomisation économique
des femmes la choisissent pour devenir la première présidente de la Fédération
pour l'inclusion, le réseautage et le développement économique des femmes
(FIRDEF).
Au-delà de la portée symbolique de
cette élection, c'est une responsabilité fondatrice qui lui est confiée :
donner une identité, une gouvernance et une vision commune à une fédération
appelée à fédérer les énergies féminines autour d'un objectif partagé, celui
d'une participation accrue des femmes au développement économique.
Une femme à l’écoute des femmes
Dans son premier discours, elle donne
le ton. Pas de promesses spectaculaires, mais une méthode : écouter,
structurer, organiser et agir. La mise en place rapide d'un Bureau exécutif,
l'élaboration d'une stratégie concertée et la prise en compte des attentes des
organisations membres deviennent les premières pierres d'un édifice qu'elle
entend construire dans la durée.
À cette responsabilité, s'ajoute
celle qu'elle assume à la présidence du Conseil d'administration de la
Fondation AWI, où elle poursuit son engagement en faveur de l'autonomisation
des femmes et du développement communautaire.
Son leadership repose moins sur
l'autorité que sur la capacité à fédérer. Elle privilégie les alliances aux
affrontements, la construction collective aux initiatives isolées, convaincue
que les grandes transformations naissent d'abord de la confiance entre les
acteurs.
Le dialogue comme instrument de performance
À l'heure où la question de
l'inclusion économique occupe une place centrale dans les politiques de
développement, Mariam Fadiga Fofana incarne une nouvelle génération de
dirigeantes qui considèrent les réseaux comme des accélérateurs d'opportunités
et le dialogue comme un instrument de performance.
Sa trajectoire rappelle qu'un
leadership efficace ne consiste pas seulement à conduire des projets, mais
aussi à faire émerger des dynamiques collectives capables de survivre à ceux
qui les ont initiées. En donnant naissance à une fédération destinée à porter
la voix des organisations féminines, Mariam Fadiga Fofana ne crée pas
simplement une nouvelle structure. Elle contribue à construire un espace où les
ambitions individuelles peuvent devenir une force collective au service du
développement économique de la Côte d'Ivoire.